Spi Ouest FranceCette 34ème fut une édition de très belle facture au cours de laquelle les 448 équipages ont pu naviguer dans toutes les conditions de vent.

“Super Spi”, c’est ce que l’on pouvait entendre sur les pontons. Les équipiers étaient unanimes, cette édition restera dans les annales.

Le premier jour, les concurrents se sont fait cueillir par une brise de nord-est assez forte. Bilan des courses, un peu de casse et trois blessés.

Les ténors en J80
Les trois jours suivants, ce furent des conditions parfaites avec des vents de dix à quinze noeuds et de grands coefficients de marée qui ont pimenté les jeux en générant des perturbations sur le plan d’eau.

Cette année, la série des J80 était reine et la flotte de 119 bateaux a crée le spectacle. Après avoir mené le spectacle tout au long du week-end, Éric Brezellec remporte la mise devant Nicolas Lunven et Vincent Vanderkerkhove. Ce dernier, signe un spi de haute volée et fait une entrée remarquée sur ce circuit poussé par un vent d’excellence. “Le niveau a évolué, c’est devenu très difficile de se classer” concédait certains habitués de la série.

En IRC1, le tandem Jean-Claude Nicoleau – Nicolas Loday a bien joué de bout en bout et termine 3 points devant Stéphane Névé. “On est un peu déçus, on y a cru jusqu’à la fin mais on paye une très mauvaise manche de dimanche” analyse le skipper du TP52.

Équipage soudé pour la victoire
En IRC2, Franck-Yves Escoffier, impérial, a survolé les débats et termine en tête avec 12 petits points au compteur. “Nous avions tout ce qu’il faut pour gagner, un équipage soudé et un bateau prêt. Tout se joue dans la préparation.”

Même analyse pour Marc Guillemot qui a mené la danse en Open 7,50. “Notre équipage pour ce spi est composé de l’équipe technique et navigante de Safran. On marche bien ensemble, c’est la clé de la réussite. Cerise sur le gâteau cela me permet de prendre beaucoup de plaisir à la barre. Lorsque l’on navigue soudé, le jeu devient détendu, un pur bonheur.”

Enfin, petite déception pour Daniel Souben, en M34 qui laisse la victoire s’échapper au terme d’une dernière manche à la peine. Après avoir dominé les débats tout le week-end, il s’incline devant Fabien Henry.

Source : Le Télégramme du mardi 10 avril 2012 – 7 Océans